TÉMOIGNAGE

Note du Webmestre : Vincent Bédard est l’un des six participants à Jardins Mistouk en stage d’insertion socioprofessionnelle du CJE (Carrefour Jeunesse Emploi) dans le cadre du projet des Robinculteurs. Il est en bas à gauche sur la première photo. Pour en savoir plus sur ce projet: https://www.jardinsmistouk.ca/post/un-projet-d-insertion-%C3%A0-mistouk.

Pour le meilleur mais surtout pour le pire, 2020 est une année qui restera dans les mémoires.

En conséquence de crises telle la pandémie, les feux de forêts, les manifestations et j’en passe, sur tout le globe, le quotidien des gens s’est bien fait secouer. Donc, 2020 c’est aussi l’année du

changement pour tous ceux qui s’en trouvent affectés de près ou de loin, moi y compris.

Reculons donc un peu jusqu'en mars, mois où alors que la pandémie prenait une tournure plus sérieuse au Québec, je me suis retrouvé en arrêt de travail. On me disait alors que cela prendrait au minimum quelques mois, mais, attendre jusque-là n’était pas une option prometteuse. Me tournant vers la recherche d’emploi, j’ai eu recours à une ressource familière, le CJE.

On m’a présenté le projet des Robinculteurs, qui vise à combler un manque de main d’œuvre en intégrant des jeunes qui, pour la plupart, ont eux aussi “gouté à du 2020”. C'est plus précisément le domaine de l’agriculture dans le secteur Nord d’Alma qui est concerné, même si on se permet de rechercher la demande dans des milieux similaires (foresterie, transformation alimentaire, etc).

Je ne l’avais pas encore mentionné, mais mon précèdent emploi étais complètement différent : j’étais commis chez Spoutnik, une boutique de jeux vidéo au Galeries Lac St-Jean. Pourquoi donc n’ai-je pas préféré postuler dans un domaine similaire ? Bien, parmi les quelques options se présentant à moi pendant la pandémie, le projet des Robinculteurs promettait de développer mon pouce vert. En effet, ma curiosité envers les plantes et la nature s’est développé avec l'âge grâce en partie à leur nature zen et saine.


On ne peut pas mentionner le travail dans un jardin de production maraichère sans mentionner la poussière et la boue. Il va de soi qu’on est souvent aux prises avec les éléments, ce qui veut dire que la sueur et la crème solaire sont au rendez-vous, comme le vent, la pluie et le froid. Il n’empêche que, dans mon cas, travailler au grand air avec peu de pollution auditive me fait énormément bien et le tout à quelque chose de vivifiant et relaxant et j’ai vite été mis à mon aise avec l’équipe de Jardins Mistouk.

Plus encore, je considère que le développement de l’agriculture à l’échelle locale est essentiel si l’on veut rendre la région autosuffisante et éco responsable. Imaginez par exemple si vous pouviez acheter des raisins du Lac au lieu de ceux d’autres pays histoire d’avoir, par la même ordre d’idées, un produit frais. Ça, le Jardin Mistouk y a pensé, bien que leurs raisins soient encore un “prototype”.

C’est un avant-gout du genre d’initiative dont nous avons besoins à une époque où l’environnement est un enjeu crucial. Qui plus est, en tant qu’organisme à but non lucratif, une partie considérable des récoltes va à la moisson d’Alma. Savoir qu’on contribue à nourrir les personnes dans le besoin permet de finir la journée le sourire aux lèvres malgré les efforts fournis.

Pour ceux de 15 à 30 ans, une deuxième cohorte des Robinculteurs débutera l’an prochain, acceptant 10 jeunes cette fois. Sinon, il y a toujours moyen d’encourager les fermes locales comme le jardin Mistouk en achetant leurs produits, voir même donner un peu de temps comme bénévole si vous en avez.

En fin de compte, je me suis découvert comme on en a rarement l’occasion au fils de cette expérience. 2020 aura peut-être été une année exécrable, mais elle eut au moins la gentillesse de fournir quelques rebondissements enrichissent au passage. Si mon témoignage vous parle, je vous invite à rester aux aguets des opportunités qui s’offre à vous, car il se pourrait qu’il vous arrive la même chose.


Vincent Bédard

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